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PROFIL: GOLDEN RETRIEVER

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Historique de la race
Selon la tradition, la race serait née de croisements entre le Flat coated retriever et le Tweed water spaniel, sur les rives du Loch Ness, sous la direction du Baron de Tweedmouth qui, vers 1858, voulut combiner les qualités du retriever avec celles de l’épagneul pour obtenir un chien élégant, robuste et doté de grandes aptitudes à la chasse et au rapport, et la transféra ensuite sur le continent américain, d’abord aux Etats-Unis puis, au tournant du XXème siècle, au Canada.

Aujourd’hui, le Golden est un chien polyvalent, utilisé avec d’excellents résultats par la police pour la recherche d’explosifs et de stupéfiants, par la protection civile comme unité de sauvetage sur les décombres et les avalanches, comme chien-guide pour les aveugles et, surtout, comme chien de compagnie, bien qu’il préfère être entouré de toute une famille plutôt que de personnes solitaires. Il connaît un grand succès dans ce domaine, même si, dans de nombreux pays, on préfère encore le Labrador. En Europe, et notamment en France, le nombre de Golden retrievers augmente de façon spectaculaire.

L’origine
Le Golden retriever trouve ses origines en Écosse. Au milieu du XVIIIe siècle, la chasse au gibier était très populaire parmi les aristocrates. Dans un pays comme l’Écosse et la Grande-Bretagne en général, on avait besoin d’un chien capable de rapporter des objets dans l’eau et sur terre, car le territoire était couvert d’étangs et de rivières. Les premiers retrievers ont été croisés avec les meilleurs individus de l’épagneul d’eau, donnant naissance au chien connu aujourd’hui sous le nom de Golden retriever Le Golden retriever a été élevé en Écosse à Guisachan, près de Glen Affric, le domaine situé sur un plateau appartenant à Sir Dudley Marjoribanks et plus tard à Tweedmouth. Pendant de nombreuses années, la controverse a porté sur les races réellement croisées.

En 1952, la publication de certains registres d’élevage de Marjoribanks entre 1835 et 1890 a permis de dissiper le mythe concernant l’achat d’une troupe entière de chiens de berger russes à un cirque en visite.

L’amélioration de l’armement au cours du XIXe siècle a eu pour conséquence que, lors des chasses, de nombreux oiseaux effrayés s’envolaient au loin ou, s’ils étaient touchés, tombaient au sol dans des endroits inaccessibles. C’est précisément à cause de l’introduction de plus en plus envahissante des armes à feu que les hommes ont dû trouver une race de retriever qui éviterait de rendre chaque partie de chasse inefficace ou tout à fait vaine. On pensa à dresser certains types de setter, mais les résultats laissaient à désirer. On se tourna donc vers l’élevage spécifique d’une nouvelle race de chien capable de répondre à ces exigences.

Le croisement original était celui d’un Labrador jaune, Nous, avec une femelle Tweed Water Spaniel, Belle Le Tweed Water Spaniel est aujourd’hui une race éteinte, mais il était courant dans la région frontalière à l’époque. Marjoribanks avait acquis Nous en 1865 à partir d’une portée non enregistrée de chiots retrievers ondulés autrement vêtus de noir.

En 1868, ce croisement a donné naissance à une portée de quatre chiots, qui sont rapidement devenus la base d’un programme d’élevage comprenant le Setter irlandais et le Bloodhound de couleur sable, un chien d’eau originaire de St-Jean de Terre-Neuve.

La lignée est également consanguine et sélectionnée en fonction de l’idée que Marjoribanks se faisait du chien de chasse ultime. Sa vision était celle d’un chien plus vigoureux et plus puissant que les retrievers précédents, tout en étant doux et dressable, mais aussi aimé des enfants. Les bergers russes ne sont pas mentionnés dans ces documents, pas plus que d’autres races de chiens de travail. L’ascendance du Golden retriever couvre tous les chiens de sport, conformément aux objectifs de Marjoribanks. Le Golden retriever, actif et puissant, était prédisposé à rapporter des jouets ou des animaux abattus à la chasse.

Il existe quelques différences entre le Golden retriever de type britannique, répandu en Europe et en Australie, et celui de lignée américaine ; ces différences sont reflétées dans le standard de la race.

Le museau du chien de type britannique est plus large et plus court, son front est plus plat. Il a des pattes plus courtes, une cage thoracique légèrement plus profonde, accompagnée d’une queue plus petite que celle du type américain.

Ses caractéristiques et l’environnement dans lequel il vit le rendent généralement plus lourd que le type américain. Les mâles ont une taille comprise entre 56 et 61 cm et les femelles sont légèrement plus petites (51-56 cm). Leur poids n’est cependant pas spécifié dans le standard britannique.

Les yeux du type européen se distinguent par leur rondeur et leur noirceur, contrairement à la composition triangulaire ou inclinée de leurs homologues américains.

Un Golden retriever de race britannique peut avoir une robe de n’importe quelle nuance d’or ou de crème ; cependant, il existe des variantes de rouge ou tirant sur le brun, mais elles ne sont pas reconnues comme des variantes de la race pure.

À l’origine, la couleur crème n’était pas une couleur acceptable sur la base du standard au Royaume-Uni, mais à partir de 1936, le standard a été révisé pour inclure cette nuance ainsi que d’autres mélanges de couleurs.

On a estimé que cette exclusion était une erreur, car le retriever d’origine avait tendance à être jaune et, au XIXe siècle, il était d’une couleur plus claire que le standard actuel autorisé.

Comme pour les lignées américaines, le blanc est une couleur inacceptable Le standard du KC anglais est utilisé dans tous les pays, à l’exception des Etats-Unis et du Canada, où le standard de l’AKC s’applique.

Certains éleveurs américains peuvent importer leurs chiens pour améliorer le tempérament et la santé de leurs lignées. Le Golden retriever a un corps musclé et une grande endurance, ce qui est dû à son aptitude prononcée à la chasse.

Type américain

Golden retriever américain
Le Golden retriever d’origine américaine est plus longiligne et moins robuste que son homologue britannique. Le mâle doit mesurer de 56 à 61 cm au garrot et la femelle de 51 à 56 cm. Le pelage est dense et hydrofuge, dans différentes nuances de doré brillant, avec des franges modérées. Les allures doivent être libres, souples, puissantes et bien coordonnées.

Type canadien

Golden retriever canadien
Assez semblable au type mentionné ci-dessus, le Golden retriever canadien est souvent plus grand et plus sec que son homologue britannique, mais il diffère par la densité et la couleur de sa robe, qui est généralement plus fine et plus foncée que celle des chiens américains.

Manteau
Comme son nom l’indique, la robe de cette race de chien peut varier de l’or brillant à des tons ambrés plus foncés. Certaines exceptions tendent vers le brun et le rouge, mais il s’agit de cas isolés qui ne sont pas officiellement reconnus par le standard britannique. Les poils de la robe sont différents :

le poil le plus visible est résistant à l’eau et légèrement ondulé, mais tombe en touffes pendant la période hivernale ;
le sous-poil est doux et garde le retriever au frais en été et au chaud en hiver, mais il tombe considérablement en automne et au printemps et, bien qu’il continue à s’éclaircir, il est plus visible après la période hivernale.

Le pelage du Golden ne doit pas être trop long, à la fois pour ne pas gêner inutilement l’animal et parce que cela pourrait nuire à l’efficacité du chien, par exemple en le fatiguant lors du rapport d’un gibier.

Couleurs

Golden retrievers de différentes couleurs
Le standard de l’American Kennel Club (AKC) exige que la robe soit d’un “or riche et brillant de différentes nuances”, n’autorisant pas les robes extrêmement claires ou très foncées. Ainsi, toute teinte, même légèrement en dehors des règles, reste à la discrétion du juge lorsque le chien participe à un concours ou à une exposition. Ainsi, le blanc et le rouge sont des couleurs inacceptables, tout comme le noir.

Le Kennel Club (UK) accepte également la couleur crème pour la robe. Les juges peuvent également ne pas accepter un Golden avec une truffe rose. La robe peut également être de couleur acajou, appelée rouge, bien que cette couleur ne soit pas acceptée dans les concours.

Au cours de la croissance, le pelage du Golden peut devenir plus foncé ou plus clair, avec un blanchiment considérable de la fourrure sur la tête et le museau. Le pelage des chiots est généralement plus clair et plus duveteux que celui des chiens adultes, mais s’il présente une coloration plus foncée au niveau des oreilles ou de la queue, cela peut indiquer que le chien prendra cette couleur une fois qu’il aura fini de se développer.

Le tempérament

Un jeune Golden retriever
Le tempérament du Golden retriever est un trait distinctif de la race et est décrit dans le standard comme ” doux, amical et confiant “. Les Golden retrievers sont de bons animaux de compagnie, notamment en raison de leur patience et de leur espièglerie avec les enfants.

Ce ne sont pas des chiens exclusivement attachés et ils sont généralement aussi aimables avec les étrangers qu’avec les visages familiers. Toute forme d’agression ou d’hostilité non provoquée envers des personnes, des chiens ou d’autres animaux, sur le ring ou au sein d’une communauté, est considérée comme inacceptable chez un Golden retriever et ne correspond pas à la personnalité de la race.

Le Golden retriever ne doit pas être excessivement timide ou nerveux. Le Golden retriever typique est calme, docile par nature, avec un enthousiasme exceptionnel. Le Golden retriever est également connu pour son intelligence. Selon l’ouvrage The Intelligence of Dogs, écrit par Stanley Coren, les Golden retrievers sont classés au quatrième rang, après le border collie, le caniche et le berger allemand, des chiens les plus intelligents, selon l’ordre de l’entraînement à l’obéissance et à la commande.

Les Golden retrievers typiques sont des animaux actifs, aimant s’amuser, avec le comportement exceptionnellement patient d’un chien élevé pour rester assis tranquillement pendant des heures au cours d’une chasse à courre. Les Golden retrievers adultes adorent travailler et ont une grande capacité à se concentrer sur une tâche spécifique. Il est prêt à travailler jusqu’à l’effondrement si nécessaire, et il faut donc veiller à ne pas le surcharger avec une masse de cibles. D’autres caractéristiques sont les proportions qui lui permettent de grimper sur un bateau et d’en sauter, ainsi qu’un amour immodéré de l’eau, que l’on ne retrouve pas toujours chez toutes les races de chiens. Les Golden retrievers sont extrêmement faciles à dresser, compte tenu de leur intelligence, de leurs performances physiques et de leur désir de plaire à leurs maîtres. Ils sont également très compétitifs en agilité et dans d’autres épreuves de performance. Il n’est normalement pas nécessaire de forcer le chien à faire une action particulière, car il n’agira que sur notre ordre avec un dressage optimiste et docile.

Les Golden retrievers s’entendent bien avec les autres chiens, les chats et la plupart des animaux d’élevage. Ils sont particulièrement appréciés pour leur grande sociabilité envers les gens, leur calme et leur volonté d’apprendre. Dans certains cas, ils sont même connus pour être d’excellentes mères porteuses pour d’autres espèces.

La santé
La durée de vie moyenne d’un Golden retriever se situe entre 11 et 15 ans mais, s’il est bien traité et si l’on a la chance d’éviter les cancers fréquents qui affectent particulièrement la race, elle peut atteindre. Malheureusement, les Retrievers sont susceptibles de présenter des troubles ou des maladies spécifiques à la race, souvent débilitants.

Un éleveur responsable doit savoir comment minimiser les facteurs de risque d’une certaine maladie et doit prendre toutes les précautions appropriées pour éviter une éventuelle contagion d’autres individus, une expansion générale du problème ou une transmission héréditaire, qui peut être évaluée par des visites chez le vétérinaire lors des contrôles généraux annuels.

On observe souvent chez les Goldens des maladies récurrentes ou génétiques telles que la dysplasie de la hanche, très fréquente, souvent ignorée et donc facilement héréditaire. L’obésité est un autre problème de santé fréquent chez le Golden Retriever, car il adore manger.

 

Mieux connaître les chiens: Interview avec un expert

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*Rédaction* : Bonjour, merci d’avoir accepté cette interview. Pouvez-vous nous parler de votre expertise dans les races de chiens ?

*Expert (E)* : Bonjour, c’est un plaisir d’être ici. Je suis un éleveur de chiens depuis plus de *20 ans* et j’ai une grande passion pour les différentes races. J’ai travaillé avec de nombreuses races, des petits chiens de compagnie aux grands chiens de travail.

*R* : Quelles sont les races de chiens les plus populaires actuellement ?

*E* : Actuellement, certaines des races les plus populaires incluent le *Labrador Retriever*, le *Berger Allemand*, le *Golden Retriever*, le *Bulldog Français*, et le *Chihuahua*. Cependant, la popularité des races peut varier en fonction de la région et des tendances.

*J* : Quelles sont les caractéristiques importantes à considérer lors du choix d’une race de chien ?

*E* : Il y a plusieurs facteurs à prendre en compte. Tout d’abord, il est essentiel de réfléchir à votre mode de vie. Si vous êtes actif et aimez faire de l’exercice, un chien énergique comme le *Border Collie* pourrait vous convenir. Si vous vivez dans un petit appartement, un chien de petite taille comme le *Cavalier King Charles Spaniel* pourrait être plus adapté.

*J* : Qu’en est-il des problèmes de santé spécifiques à certaines races ?

*E* : Chaque race a ses propres prédispositions génétiques. Par exemple, les *Bouledogues* sont sujets à des problèmes respiratoires en raison de leur museau court, tandis que les *Labradors* peuvent être prédisposés à l’obésité. Il est essentiel de faire des recherches sur les problèmes de santé potentiels avant de choisir une race.

*J* : Quel conseil donneriez-vous aux futurs propriétaires de chiens ?

*E* : Mon conseil serait de bien se renseigner sur la race qui vous intéresse. Pensez à votre style de vie, à l’espace dont vous disposez et à l’engagement que vous êtes prêt à prendre.

Adopter un chien est une décision importante, et il est essentiel de choisir une race qui correspond à vos besoins et à votre personnalité.

 

Quelques races de chiens très appréciées pour le travail
Nous allons écrire un article plus détaillé sur d’autres races

Akita : Cette ancienne race japonaise de type spitz a été développée pour être un chasseur puissant et agile. Ses origines remontent au XVIIe siècle. Les Akita sont vénérés pour leur courage et leur loyauté inébranlable et possèdent un puissant instinct de protection. Ils étaient utilisés pour chasser des gibiers aussi gros que le sanglier, le cerf et même l’ours.

Akita Inu (6 mois)

Malamute d’Alaska : Développés pour transporter de lourdes charges sur des traîneaux dans le froid glacial, ces chiens puissants sont aussi robustes, résistants et pleins de volonté. Ils sont musclés, ont une poitrine profonde et un double poil épais et dense, adapté aux températures négatives. En plus d’être une excellente race de travail, ces chiens sont également amicaux et doux et sont de parfaits compagnons de famille.

Berger d’Anatolie : Ces grands chiens puissants ont été développés en Turquie comme chiens de garde pour le bétail et, en tant que tels, ont une nature très territoriale et protectrice. Le berger d’Anatolie est un chien loyal et protecteur par excellence, qui protège sa famille avec ardeur.

Border Collie : Connus pour leur intelligence et leur énergie, les Border Collies sont d’excellents chiens de travail pour la garde des troupeaux. Ils sont agiles, rapides à apprendre et prêts à relever tous les défis.

Border Collie

Labrador Retriever : Ces chiens sont polyvalents et sont souvent utilisés dans des missions de sauvetage, de détection de produits illicites et d’assistance aux personnes dans le besoin. Ils sont amicaux, intelligents et ont un excellent flair.

Berger Allemand : Les Bergers Allemands sont réputés pour leur courage, leur loyauté et leur capacité à travailler en tant que chiens policiers, chiens de recherche et sauvetage, et chiens de service. Ils sont également d’excellents gardiens et protecteurs.

Golden Retriever : Ces chiens sont doux, amicaux et très intelligents. Ils sont souvent utilisés comme chiens d’assistance pour les personnes handicapées et sont également d’excellents chiens de recherche et sauvetage. En savoir plus

Golden Retriever

Bouledogue Français : Bien qu’ils ne soient pas aussi grands que certaines autres races, les Bouledogues Français sont d’excellents chiens de compagnie et de garde. Ils sont fidèles, courageux et ont une personnalité charmante.

Rottweiler : Les Rottweilers sont puissants, confiants et déterminés. Ils sont souvent utilisés comme chiens de police, chiens de garde et chiens de recherche et sauvetage. Leur loyauté envers leur famille est inébranlable.

Doberman : Ces chiens sont agiles, intelligents et ont une grande capacité d’apprentissage. Ils sont souvent utilisés comme chiens de police et de garde. Leur nature protectrice en fait d’excellents compagnons pour les familles.

Saint-Bernard : Ces chiens massifs sont connus pour leur capacité à retrouver des personnes perdues dans la neige et les avalanches. Ils sont doux, amicaux et dévoués à leur mission de sauvetage.

Husky Sibérien : Originaires de Sibérie, ces chiens sont robustes, endurants et ont une excellente capacité à tirer des traîneaux. Ils sont également amicaux et sociables avec les humains.

BOXER : Les Boxers sont énergiques, loyaux et protecteurs.

 

Helmut Newton a laissé une empreinte sulfureuse sur la photographie de mode

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Helmut Newton, né Helmut Neustädter le 31 octobre 1920 à Berlin et mort le 23 janvier 2004 à Los Angeles, est un photographe australien d’origine allemande. Il est connu pour ses photographies de mode et de nus féminins.

Biographie

De père juif allemand et de mère américaine, le jeune Helmut suit ses études au lycée Werner von Trotschke de Berlin, puis à l’École américaine de Berlin. Il s’intéresse très tôt à la photographie et, dès 1936, devient l’élève de la photographe allemande Else Simon, dite « Yva », à qui il doit son style de photographie. Il quitte l’Allemagne nazie en 1938 : après avoir travaillé pendant un temps à Singapour, il émigre en Australie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint l’armée australienne, où il est affecté à la logistique comme chauffeur de camion. En 1948, il épouse l’actrice australienne June Brunell. Après la guerre, il travaille comme photographe indépendant, en réalisant des photos de mode ainsi que des travaux pour le magazine Playboy. À la fin des années 1950, il se concentre davantage sur les clichés de mode. Il s’installe à Paris, rue Aubriot, en 1961 et devient un photographe de mode très productif. Il réalise des séries de mode pour de nombreux magazines, en particulier dans Vogue.

Son style, parfois d’une subjectivité sensuelle, est marqué par un érotisme glacé, par des scènes stylisées et, souvent, par une violence sous-jacente. À partir de 1970, sa femme June se lance aussi dans la photographie sous le nom d’Alice Springs. En 1977, le couple déménage rue de l’Abbé-de-l’Épée, toujours à Paris. À partir de 1981, Helmut Newton réside à Monaco et à Los Angeles.

Le 23 janvier 2004, Helmut Newton est victime d’une sévère crise cardiaque au volant de son SUV Cadillac SRX, offert la veille par un dirigeant de la société General Motors, en sortant du parking de l’hôtel Château Marmont. Il perd le contrôle de sa voiture qui accélère, heurte une photographe (Ann Johansson) puis percute de face un mur à la sortie du parking.

Helmut Newton a laissé une empreinte sulfureuse sur la photographie de mode, avec des images provocantes et chargées d’érotisme qui ont marqué l’histoire de la photographie. Ses photographies restent des icônes intemporelles dans le monde de la mode et de l’art.

Helmut Newton, l’un des grands photographes du XXe siècle, a laissé une empreinte sulfureuse sur la photographie de mode et d’érotisme. Voici quelques-unes de ses influences artistiques :

  1. Else Neulander-Simon (Yva) : Helmut Newton a été l’élève de cette photographe de mode allemande. Elle a exercé une grande influence sur son style photographique, l’aidant à affûter sa maîtrise technique et sa sensibilité.
  2. Cinéma et Film Noir : Newton admirait le cinéma, en particulier le Film Noir. Cela se reflète dans son utilisation du noir et blanc, ses scènes hautement posées et ses éléments narratifs mystérieux. Il a su capturer l’air du temps tout en demeurant intemporel.
  3. Femmes fortes et indépendantes : Newton a souvent représenté des femmes indépendantes et puissantes dans ses photographies. Leur sexualité était pour lui une source de pouvoir, et il a encouragé les spectateurs à remettre en question leur regard voyeuriste.

En mélangeant ces influences, Helmut Newton a révolutionné la photographie de mode en la rendant plus provocante et audacieuse. 

Ses images restent des icônes intemporelles dans le monde de la mode et de l’art

Les thèmes récurrents dans le travail d’Helmut Newton incluent le pouvoir, la sexualité et la recherche de l’identité. Ses images, à la fois néoclassiques et punk, ont marqué l’histoire de la photographie de mode.

Il représentait des corps statuaires, sculptés par le jeu d’ombres et de lumières, nus ou vêtus, dans une série de contextes allant de paysages désolés aux villas d’Hollywood.

La lumière intense, naturelle ou artificielle, était une constante dans son travail, mettant en valeur les muscles et créant des contrastes saisissants. 

Les réalisateurs Leni RiefenstahlErich von Stroheim, et les photographes Brassaï et Erich Salomon ont également influencé son œuvre.

La vision d’Helmut Newton concernant la beauté était singulière et provocante. Pour lui, le corps tient tête à la beauté. Il a souvent photographié des mannequins et des célébrités nues, exprimant ainsi la beauté et la force du corps humain

Malgré les critiques pour sa représentation de la femme comme objet sexuel, Newton défendait sa vision de la nudité comme une forme d’art.

Helmut Newton, l’un des grands photographes du XXe siècle, a laissé une empreinte sulfureuse sur la photographie de mode et d’érotisme. Voici quelques-unes des caractéristiques clés de son esthétique :

  1. Noir et Blanc Cinématographique : Newton utilisait le noir et blanc, dénué de toute retouche, pour créer des images cinématographiques. Ses jeux d’ombres et de lumière soulignaient les contours des silhouettes, ajoutant une dimension dramatique à ses photographies. Plus tard, il a également exploré la couleur.
  2. Sensualité Sophistiquée : Ses clichés sont empreints d’une sensualité sophistiquée. Newton aimait photographier des femmes apprêtées, chics et sensuelles. Il a également réalisé de nombreux nus, allant à l’encontre du puritanisme de l’époque.
  3. Érotisme et Ambiguïté : Newton cherchait à capturer l’érotisme et l’ambiguïté dans ses images. Ses photographies ne tombaient jamais dans le vulgaire, mais exprimaient la richesse, la luxure et la séduction.

En mélangeant ces éléments, Helmut Newton a révolutionné la photographie de mode en créant des images provocantes et intemporelles.

Helmut Newton a capturé la dualité entre force et vulnérabilité chez les femmes à travers ses photographies provocantes et audacieuses. Dans son travail, les femmes apparaissent à la fois puissantes et sensuelles, assumant leur sexualité et s’affichant en toute liberté.

La lumière intense, les poses sophistiquées et les environnements élégants soulignent cette dualité. 

Pour Newton, la vulnérabilité n’était pas synonyme de faiblesse, mais plutôt une preuve de courage et d’authenticité

L’Art des Jardins Japonais

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Les jardins japonais, avec leur esthétique raffinée et leur symbolisme profond, offrent un havre de paix et de contemplation.


L’Art des Jardins Japonais

Les jardins japonais sont bien plus que de simples espaces verts; ils sont le reflet d’une philosophie, d’une esthétique et d’une approche de la vie qui cherchent à capturer l’essence même de la nature. Inspirés par la tradition antique japonaise, ces jardins se trouvent dans les demeures privées, les parcs des villes, et les sites historiques tels que les temples bouddhistes, les tombeaux shintoïstes, et les châteaux.

Histoire et Origines

L’art de créer des jardins au Japon remonte au Ve siècle, influencé par les styles et les principes importés de Chine. Les premiers jardins étaient des extensions des palais impériaux, conçus avec des étangs et des îles reliées par des ponts. Avec l’introduction du bouddhisme zen, les jardins ont commencé à se concentrer davantage sur la méditation et la contemplation, donnant naissance aux célèbres jardins zen du 12ème siècle.

Éléments et Styles

Un jardin japonais typique peut inclure des éléments tels que des rochers, des étangs, des îles, des ponts, et des lanternes en pierre, chacun ayant sa propre signification symbolique. Par exemple, un gros rocher peut représenter une montagne, tandis qu’un arrangement de pierres peut évoquer une île ou même un animal mythique.

Il existe plusieurs types de jardins japonais, chacun avec son propre style et fonction. Les jardins secs, ou karesansui, utilisent des graviers et des rochers pour représenter l’eau et les îles, tandis que les jardins de promenade, ou kaiyū-shiki-teien, sont conçus pour être parcourus, offrant des vues changeantes et des expériences à chaque tournant.

Philosophie et Symbolisme

La philosophie derrière les jardins japonais est profonde. Ils cherchent à reproduire la nature en miniature, à capturer des paysages et à exprimer des idées et des principes à travers le symbolisme. Un jardin japonais n’est pas seulement un lieu à admirer, mais aussi un espace pour la réflexion et la méditation, invitant à un voyage intérieur.

Les Jardins Japonais en France

En France, l’influence des jardins japonais se fait sentir dans plusieurs jardins remarquables qui invitent à la découverte de cet art. Ces espaces offrent aux visiteurs une expérience immersive dans la culture japonaise, tout en étant adaptés au contexte et au climat locaux.


Les jardins japonais continuent de fasciner et d’inspirer par leur beauté et leur sérénité. Ils sont une invitation à ralentir, à contempler et à se reconnecter avec la nature et avec soi-même. C’est un art qui transcende les frontières et continue d’enrichir notre appréciation du monde naturel.

Spring Moments

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Les castors, des ingénieurs au service de la nature

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Les castors sont des rongeurs semi-aquatiques qui vivent dans les zones humides d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord. Ils sont célèbres pour leur habileté à construire des barrages, des huttes et des canaux avec des branches, des pierres et de la boue. Ces constructions ont pour but de créer un habitat favorable pour les castors, mais aussi de réguler le débit et la qualité de l’eau, de favoriser la biodiversité et de lutter contre le réchauffement climatique.

Les barrages des castors sont de véritables prouesses d’ingénierie, qui s’adaptent aux conditions hydrologiques et géographiques du milieu. Les castors choisissent des sites stratégiques, où ils peuvent profiter de la force du courant et de la présence d’arbres à proximité. Ils utilisent leurs dents puissantes pour couper les branches, qu’ils transportent ensuite avec leur queue plate et leur pattes palmées. Ils assemblent les matériaux avec de la boue, qu’ils tassent avec leurs pattes. Ils renforcent et réparent régulièrement leurs ouvrages, en fonction des besoins.

Les barrages des castors ont de multiples effets bénéfiques sur l’environnement. Ils créent des plans d’eau calmes et profonds, où les castors peuvent se réfugier dans leurs huttes, situées au centre ou sur la rive. Ces étangs offrent également un habitat idéal pour de nombreuses espèces animales et végétales, comme les poissons, les amphibiens, les oiseaux, les insectes, les plantes aquatiques et les roseaux. Les barrages des castors contribuent aussi à réduire les inondations, en retenant l’eau en amont et en la relâchant progressivement en aval. Ils filtrent les polluants, en piégeant les sédiments et les nutriments. Ils augmentent le stockage d’eau, en rechargeant les nappes phréatiques et en limitant l’évaporation. Ils séquestrent le carbone, en favorisant la croissance de la végétation et en enfouissant la matière organique.

Les castors sont donc des ingénieurs de l’écosystème, qui rendent de précieux services à la nature et aux humains. Malheureusement, ils ont été longtemps persécutés pour leur fourrure, leur viande et leur nuisance. Ils ont disparu de nombreuses régions du monde, entraînant la dégradation des zones humides. Heureusement, des programmes de réintroduction et de protection ont permis de restaurer leurs populations et leurs habitats. Aujourd’hui, les castors sont reconnus comme des espèces clés de voûte, qui jouent un rôle essentiel dans le maintien et la restauration des écosystèmes aquatiques.


Les loups européens : histoire et conservation d’un symbole naturel

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Le loup européen (Canis lupus) est une sous-espèce de loup répartie principalement dans les régions forestières d’Europe. Historiquement, c’était l’un des prédateurs dominants sur ces territoires, jouant un rôle essentiel en tant que contrôleur des populations d’herbivores comme le cerf et le sanglier.

 

Cependant, à partir du 20e siècle, leur situation a radicalement changé. La chasse intensive, la destruction de leur habitat et la persécution humaine ont conduit à une forte réduction de leur aire de répartition et de leur nombre. Aujourd’hui, ils sont légalement protégés dans la plupart des pays européens, mais ils font toujours face à de nombreux défis pour leur survie.

Caractéristiques du loup européen

Le loup européen est un animal généralement de grande taille, bien que ses dimensions puissent varier en fonction de la région spécifique où il vit. Ainsi, par exemple, les loups qui se trouvent plus au nord peuvent peser environ 80 kg, tandis que ceux des régions plus au sud pèsent entre 25 kg et 30 kg. La longueur du corps varie entre 1 et 1,6 mètre. La hauteur atteint et peut dépasser 40 centimètres.

Le loup européen se distingue par son crâne plus étroit que celui des autres loups, ses oreilles courtes et situées en position haute, ses longues pattes et son poil relativement court. Quant à la coloration, elle peut varier. Les spécimens du nord ont souvent des tons grisâtres plus clairs, tandis que, dans d’autres régions, ils ont tendance à être de couleurs brunes, avec des parties rougeâtres. Cependant, il est courant qu’ils soient blancs des joues jusqu’à la poitrine.

Habitat du loup européen

 

Le loup européen était autrefois le carnivore le plus répandu, étant présent dans pratiquement tous les pays du continent, à quelques exceptions près, comme le Royaume-Uni. En Europe, les loups se trouvent principalement dans les pays de l’Est et du Nord, avec une augmentation de la population observée dans des pays comme l’Espagne et le Portugal. Ici, ils ont tendance à habiter les hautes terres et les forêts, où ils trouvent suffisamment de couvert et de nourriture.

Grâce à des projets de réintroduction, le loup européen peut être à nouveau présent dans des pays comme la France, l’Allemagne, la Suisse, la Suède et la Norvège, ainsi que dans l’est du continent et sur la péninsule ibérique. De même, une augmentation de la population est estimée vers le nord et l’Asie centrale.

Habitudes du loup européen

Le loup européen est un animal social, qui vit en groupes familiaux appelés meutes. Une meute est généralement composée d’un couple reproducteur, de leurs descendants de différentes années et parfois de quelques individus non apparentés. La taille moyenne d’une meute est de 5 à 10 individus, mais elle peut varier selon la disponibilité des ressources.

Le loup européen est un animal territorial, qui marque et défend son domaine contre les intrus. La superficie du territoire peut varier de 100 à 1000 km2, selon la densité de proies et la présence d’autres meutes. Le loup européen communique avec ses congénères par des signaux visuels, auditifs et olfactifs. Il utilise notamment le hurlement pour maintenir la cohésion du groupe, localiser les membres éloignés ou avertir les rivaux.

 

Alimentation du loup européen

Le loup européen est un carnivore opportuniste, qui se nourrit principalement de grands mammifères herbivores, comme le cerf, le sanglier, le chevreuil, le chamois ou le mouflon. Il peut aussi consommer des animaux plus petits, comme le lièvre, le lapin, le renard ou le blaireau, ainsi que des oiseaux, des reptiles, des insectes et des fruits. Le loup européen chasse en meute, en utilisant la coopération, la stratégie et la persévérance pour capturer ses proies. Il peut parcourir de longues distances à la recherche de nourriture, jusqu’à 60 km par jour.

Reproduction du loup européen

 

Le loup européen est un animal monogame, qui forme un couple stable avec son partenaire. La saison de reproduction a lieu entre janvier et mars, selon les régions. La femelle entre en chaleur une fois par an, pendant une période de 5 à 7 jours. Les loups européens : histoire et conservation d’un symbole naturel. Après une gestation de 63 jours, elle met au monde une portée de 4 à 6 louveteaux, dans une tanière située dans un endroit isolé et protégé. Les louveteaux naissent aveugles et sourds, et pèsent environ 500 g. Ils sont allaités par leur mère pendant 2 mois, puis sevrés progressivement avec de la viande régurgitée par les adultes. Les louveteaux restent avec leur meute d’origine jusqu’à l’âge de 2 ou 3 ans, puis partent à la recherche d’un nouveau territoire et d’un partenaire.

État de conservation du loup européen

 

Le loup européen est classé comme une espèce de préoccupation mineure par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), mais il est menacé par de nombreux facteurs. Parmi eux, on peut citer la perte et la fragmentation de son habitat, la diminution de ses proies naturelles, le braconnage, le piégeage, l’empoisonnement, les maladies, les collisions routières et les conflits avec les activités humaines, notamment l’élevage et la chasse. Le loup européen est légalement protégé dans la plupart des pays européens, soit par une inscription aux annexes de la directive UE-FHH, soit par la Convention de Berne, ou les deux, selon qu’un pays est ou non signataire de la Convention de Berne.

Des mesures de conservation sont mises en œuvre pour assurer la survie du loup européen, comme la création de zones protégées, la restauration de son habitat, le suivi de ses populations, la sensibilisation du public, l’éducation environnementale, la prévention et la résolution des conflits avec les éleveurs et les chasseurs, et la promotion de la coexistence pacifique entre l’homme et le loup.

 

Le loup européen est un symbole naturel, culturel et historique, qui mérite le respect et la protection de tous. Il joue un rôle écologique important, en régulant les populations d’herbivores et en favorisant la biodiversité. Il fait partie du patrimoine naturel européen, et sa présence témoigne de la qualité de l’environnement. Il est aussi le protagoniste de nombreuses légendes, contes et traditions, qui reflètent la relation complexe et fascinante entre l’homme et le loup.

Le loup européen est un animal qui inspire à la fois la crainte et l’admiration, et qui nous invite à réfléchir sur notre rapport à la nature et aux autres espèces.

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Le monde fascinant des abeilles

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Les abeilles sont des insectes incroyables qui jouent un rôle essentiel dans la pollinisation des plantes et la production de miel. Elles vivent en colonies organisées, où chaque individu a une fonction spécifique. Elles communiquent entre elles par des signaux chimiques, sonores et visuels. Elles sont capables de réaliser des exploits remarquables, comme construire des alvéoles hexagonales, voler à grande vitesse, ou se défendre contre les prédateurs. Dans cet article, nous allons explorer le monde fascinant des abeilles, en abordant les aspects suivants:

  • La classification et la diversité des abeilles
  • La structure et le fonctionnement d’une colonie d’abeilles
  • Le cycle de vie et le comportement des abeilles
  • L’importance écologique et économique des abeilles
  • Les menaces et les solutions pour la protection des abeilles

La classification et la diversité des abeilles

Les abeilles appartiennent à l’ordre des hyménoptères, qui comprend également les guêpes, les fourmis et les bourdons. Elles font partie de la super-famille des apoïdes, qui regroupe plus de 20 000 espèces d’abeilles dans le monde. On distingue généralement deux grands groupes d’abeilles: les abeilles sociales et les abeilles solitaires.

Les abeilles sociales sont celles qui vivent en colonies, où elles coopèrent pour la construction du nid, la récolte du nectar et du pollen, l’élevage des larves, et la défense du territoire. Il existe environ 500 espèces d’abeilles sociales, dont la plus connue est l’abeille domestique (Apis mellifera), qui est élevée par l’homme pour la production de miel, de cire, de propolis et de gelée royale. D’autres exemples d’abeilles sociales sont les abeilles sans aiguillon (Meliponini), qui sont originaires des régions tropicales et subtropicales, et les abeilles charpentières (Xylocopini), qui creusent des galeries dans le bois.

Les abeilles solitaires sont celles qui vivent de manière indépendante, sans former de colonies. Elles construisent leur propre nid, souvent dans le sol, dans les tiges creuses, ou dans les cavités existantes. Elles récoltent le nectar et le pollen pour nourrir leurs larves, qu’elles pondent dans des cellules isolées. Il existe environ 19 500 espèces d’abeilles solitaires, dont certaines sont spécialisées dans la pollinisation de certaines plantes, comme les abeilles orchidées (Euglossini), qui sont attirées par les parfums des orchidées, ou les abeilles cotonnières (Anthidiini), qui utilisent les fibres du coton pour construire leur nid.

La structure et le fonctionnement d’une colonie d’abeilles

Une colonie d’abeilles sociales est composée de trois types d’individus: la reine, les ouvrières et les mâles.

La reine est la seule femelle fertile de la colonie. Elle est issue d’une larve nourrie exclusivement de gelée royale, une substance sécrétée par les glandes des ouvrières. Elle est la mère de tous les individus de la colonie, qu’elle féconde avec le sperme qu’elle a stocké dans sa spermathèque lors de son vol nuptial, au cours duquel elle s’accouple avec plusieurs mâles. Elle peut pondre jusqu’à 2000 œufs par jour, qu’elle dépose dans les alvéoles du nid. Elle produit également des phéromones, qui sont des substances chimiques qui régulent la cohésion et le développement de la colonie.

Les ouvrières sont des femelles stériles, qui assurent la plupart des tâches de la colonie. Elles sont issues d’œufs fécondés, qui donnent naissance à des larves, qui se transforment en nymphes, puis en adultes. Elles ont une durée de vie de quelques semaines à quelques mois, selon la saison et l’activité. Elles accomplissent différentes fonctions, selon leur âge et leur expérience:

  • Les jeunes ouvrières (de 1 à 12 jours) s’occupent du nettoyage des alvéoles, de l’alimentation des larves, de la production de cire, de la construction du nid, et de la ventilation de la ruche.
  • Les ouvrières intermédiaires (de 12 à 20 jours) s’occupent de la réception et du stockage du nectar et du pollen, apportés par les butineuses, de la transformation du nectar en miel, de la fermeture des alvéoles avec de l’opercule, et de la défense de la ruche contre les intrus.
  • Les ouvrières âgées (de 20 à 40 jours) s’occupent de la butinage, c’est-à-dire de la collecte du nectar et du pollen sur les fleurs, qu’elles transportent dans leurs corbeilles ou dans leur jabot. Elles utilisent leur langue pour extraire le nectar, et leurs antennes et leurs pattes pour détecter le pollen. Elles peuvent parcourir plusieurs kilomètres par jour, et visiter jusqu’à 1000 fleurs. Elles communiquent entre elles par la danse des abeilles, qui leur permet d’indiquer la direction et la distance des sources de nectar et de pollen.

Les mâles sont appelés les faux-bourdons. Ils sont issus d’œufs non fécondés, qui donnent naissance à des larves, qui se transforment en nymphes, puis en adultes. Ils n’ont pas de dard, ni de corbeilles, ni de glandes à cire. Leur seule fonction est de féconder la reine lors du vol nuptial. Ils sont nourris par les ouvrières, et expulsés de la ruche à l’automne, quand les ressources se font rares.

Le cycle de vie et le comportement des abeilles

Le cycle de vie des abeilles sociales se déroule en quatre étapes: l’œuf, la larve, la nymphe et l’adulte. La durée de chaque étape varie selon le type d’individu:

  • La reine: 16 jours (3 jours en œuf, 5 jours en larve, 8 jours en nymphe)
  • L’ouvrière: 21 jours (3 jours en œuf, 6 jours en larve, 12 jours en nymphe)
  • Le mâle: 24 jours (3 jours en œuf, 6,5 jours en larve, 14,5 jours en nymphe)

Le comportement des abeilles sociales est régi par des stimuli internes et externes, qui déterminent leur activité et leur organisation. Parmi ces stimuli, on peut citer:

  • La température: les abeilles sont actives entre 10°C et 40°C. Elles maintiennent une température constante de 35°C dans la ruche, grâce à la ventilation et à la régulation du nombre d’individus. Elles se regroupent en grappe pour se réchauffer en hiver, et s’éparpillent pour se rafraîchir en été.
  • La lumière: les abeilles sont sensibles à la lumière, qui influe sur leur rythme biologique. Elles sont plus actives le jour que la nuit, et suivent le cycle des saisons. Elles sont attirées par les couleurs vives, qui leur indiquent la présence de fleurs.
  • Les phéromones: les abeilles produisent et perçoivent des phéromones, qui sont des substances chimiques qui transmettent des informations et des émotions. Les phéromones jouent un rôle important dans la reproduction, la communication, la régulation, et la défense des abeilles. Par exemple, la phéromone royale inhibe le développement des ovaires des ouvrières, la phéromone d’alarme alerte les abeilles d’un danger, la phéromone de Nasanov oriente les abeilles vers la ruche, et la phéromone de butinage stimule les abeilles à sortir chercher du nectar et du pollen.

Pyramides d’Amérique et d’Egypte

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Les pyramides sont des monuments impressionnants qui témoignent de la grandeur et de la complexité des civilisations anciennes. Si les pyramides les plus célèbres sont celles d’Égypte, il existe aussi de nombreuses pyramides en Amérique Centrale, construites par les peuples mésoaméricains, tels que les Mayas, les Aztèques ou les Toltèques. Quelles sont les similitudes et les différences entre ces deux types de pyramides ? Quelles sont leurs fonctions et leurs significations ? Cet article vous propose de découvrir les caractéristiques et les secrets de ces édifices fascinants.

Les pyramides d’Amérique Centrale

Les pyramides d’Amérique Centrale sont des constructions en pierre, en brique ou en terre, qui ont une forme plus ou moins pyramidale, avec une base carrée ou rectangulaire et des faces inclinées. Elles comportent généralement plusieurs étages ou degrés, surmontés d’un temple ou d’une plateforme. Elles sont souvent entourées de bâtiments annexes, tels que des palais, des jeux de balle, des autels ou des stèles.

Les pyramides d’Amérique Centrale ont été édifiées par les différentes cultures mésoaméricaines, qui se sont succédé ou coexisté entre le IIIe millénaire av. J.-C. et le XVIe siècle ap. J.-C. Les plus anciennes pyramides connues sont celles de la civilisation de Caral, au Pérou, qui datent d’environ 2600 av. J.-C. Les plus récentes sont celles des Aztèques, au Mexique, qui ont été abandonnées après la conquête espagnole au XVIe siècle.

Les pyramides d’Amérique Centrale avaient principalement une fonction religieuse et politique. Elles servaient de lieux de culte aux dieux, aux ancêtres ou aux souverains, et de centres cérémoniels où se déroulaient des rituels, des sacrifices ou des fêtes. Elles symbolisaient aussi le pouvoir et le prestige des élites, qui dominaient la société hiérarchisée et guerrière des Mésoaméricains. Elles représentaient enfin la vision cosmique de ces peuples, qui concevaient le monde comme divisé en trois niveaux : le ciel, la terre et le monde souterrain, reliés par un axe vertical matérialisé par la pyramide.

Les pyramides d’Amérique Centrale sont très variées par leur taille, leur forme, leur décoration et leur emplacement. Certaines sont isolées, d’autres font partie de complexes urbains ou de cités-États. Certaines sont simples, d’autres sont ornées de sculptures, de peintures ou de glyphes. Certaines sont alignées selon les points cardinaux, d’autres suivent les cycles solaires ou lunaires. Voici quelques exemples de pyramides remarquables en Amérique Centrale :

  • La pyramide de Kukulcán, à Chichén Itzá, au Mexique, est une pyramide à neuf degrés, haute de 30 mètres, qui date du Xe siècle ap. J.-C. Elle est dédiée au dieu serpent à plumes, qui était vénéré par les Mayas et les Toltèques. Elle est célèbre pour le phénomène lumineux qui se produit lors des équinoxes de printemps et d’automne, quand le soleil projette l’ombre des marches sur la façade nord, créant l’illusion d’un serpent qui descend le long de la pyramide.
  • La pyramide du Soleil, à Teotihuacan, au Mexique, est la plus grande pyramide d’Amérique, avec une base de 225 mètres de côté et une hauteur de 65 mètres. Elle date du IIe siècle ap. J.-C. et fait partie de la cité de Teotihuacan, qui fut l’une des plus importantes métropoles de Mésoamérique. Elle est située sur l’avenue des Morts, qui traverse la ville du nord au sud, et fait face à la pyramide de la Lune, plus petite mais plus élevée. Elle est construite en terre et en pierre, recouverte de stuc peint en rouge. Son sommet était probablement orné d’un temple, aujourd’hui disparu.
  • La pyramide de Tikal, au Guatemala, est une pyramide à six degrés, haute de 44 mètres, qui date du VIIIe siècle ap. J.-C. Elle fait partie de la cité de Tikal, qui fut l’un des principaux centres politiques et culturels des Mayas classiques. Elle est située au centre de la place principale, entourée de palais, de temples et de stèles. Elle est dédiée au roi Jasaw Chan K’awiil I, qui y fut inhumé avec son épouse et ses bijoux. Sa façade est décorée de masques géants représentant le dieu du maïs.

Les pyramides Égyptiennes

Les pyramides Égyptiennes sont des constructions en pierre, qui ont une forme géométrique de pyramide, avec une base carrée et quatre faces triangulaires. Elles comportent une ou plusieurs chambres internes, reliées par des couloirs ou des puits. Elles sont souvent accompagnées de bâtiments annexes, tels que des temples, des chapelles, des mastabas ou des pyramides secondaires.

Les pyramides Égyptiennes ont été édifiées par les pharaons de l’Ancien et du Moyen Empire, entre le IIIe millénaire et le IIe millénaire av. J.-C. Les plus anciennes pyramides connues sont celles de la IIIe dynastie, à Saqqarah, qui datent d’environ 2700 av. J.-C. Les plus récentes sont celles de la XIIIe dynastie, à Dahchour, qui datent d’environ 1700 av. J.-C.

Les pyramides Égyptiennes avaient principalement une fonction funéraire et religieuse. Elles servaient de tombeaux aux pharaons, qui étaient considérés comme des dieux vivants, et à leurs épouses ou leurs proches. Elles symbolisaient aussi le pouvoir et la gloire des souverains, qui régnaient sur l’Égypte et ses provinces. Elles représentaient enfin la vision cosmique des Égyptiens, qui concevaient le monde comme divisé en deux parties : le monde des vivants, où régnait le dieu Horus, et le monde des morts, où régnait le dieu Osiris, reliés par un axe vertical matérialisé par la pyramide.

Les pyramides Égyptiennes sont très variées par leur taille, leur forme, leur décoration et leur emplacement. Certaines sont isolées, d’autres font partie de complexes funéraires ou de nécropoles. Certaines sont simples, d’autres sont ornées de textes, de reliefs ou de peintures. Certaines sont alignées selon les points cardinaaux, d’autres suivent les cycles solaires ou stellaires. Voici quelques exemples de pyramides remarquables en Égypte :

  • La pyramide de Khéops, à Gizeh, en Égypte, est la plus grande et la plus célèbre des pyramides, avec une base de 230 mètres de côté et une hauteur de 146 mètres. Elle date du XXVIe siècle av. J.-C. et fait partie du complexe funéraire du pharaon Khéops, de la IVe dynastie. Elle est construite en blocs de calcaire, recouverts à l’origine d’un revêtement de calcaire fin, aujourd’hui disparu. Son sommet était probablement coiffé d’une pointe en or ou en électrum. Elle contient trois chambres funéraires, dont la plus haute, appelée la chambre du roi, abrite un sarcophage en granit. Elle est considérée comme l’une des sept merveilles du monde antique.

 

L’alignement des pyramides de Gizeh est un mystère qui intrigue les archéologues depuis longtemps. Comment les anciens Égyptiens ont-ils réussi à orienter ces monuments avec une telle précision vers les points cardinaux, sans disposer de boussole ni de GPS ? Plusieurs hypothèses ont été proposées, mais aucune n’a été prouvée de manière définitive.

Récemment, un archéologue et ingénieur nommé Glen Dash a avancé une nouvelle théorie, basée sur une méthode simple et ingénieuse. Selon lui, les Égyptiens auraient utilisé l’équinoxe, le moment de l’année où le jour et la nuit sont égaux, pour tracer un axe est-ouest. Pour cela, ils auraient planté un bâton vertical, appelé gnomon, sur le site de construction, et suivi son ombre tout au long de la journée. En marquant les points où l’ombre est la plus courte, ils auraient obtenu une ligne perpendiculaire au soleil levant et couchant, donc orientée est-ouest. En traçant ensuite une ligne perpendiculaire à cette première, ils auraient obtenu un axe nord-sud. Ainsi, ils auraient pu aligner les bases des pyramides selon ces directions.

Glen Dash a testé sa théorie en reproduisant l’expérience avec un gnomon à Pomfret, dans le Connecticut. Il a constaté que sa méthode produisait un alignement très proche de celui des pyramides de Gizeh, avec une légère erreur dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, comme celle observée sur les monuments égyptiens. Il a publié ses résultats dans la revue The Journal of Ancient Egyptian Architecture .

Sa théorie est séduisante par sa simplicité et sa faisabilité, mais elle n’est pas encore acceptée par tous les spécialistes. Certains soulèvent des objections, comme le fait que les Égyptiens n’avaient pas de calendrier précis pour connaître la date de l’équinoxe, ou que le terrain irrégulier aurait pu fausser les mesures. D’autres hypothèses restent donc possibles, comme celle qui s’appuie sur l’observation des étoiles, notamment l’étoile polaire, pour déterminer les points cardinaux.

 

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Winston Churchill portrait en noir et blanc de Yousuf Karsh

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Le portrait en noir et blanc de Winston Churchill, sombre et renfrogné, pris le 30 décembre 1941 par Yousuf Karsh, après le discours historique de l’homme d’État britannique devant la Chambre des communes à Ottawa, est devenu aussi légendaire que semble l’être l’histoire qui se cache derrière son expression et constitue sans aucun doute l’une des photographies les plus connues et les plus reproduites au monde. Churchill a donné deux minutes au photographe. Deux minutes, se souvient Karsh, pendant lesquelles je devais essayer de filmer un homme qui avait déjà écrit ou inspiré une bibliothèque de livres, déconcerté tous ses biographes, rempli le monde de sa célébrité, et moi, à cette occasion, de terreur. Le fameux cigare omniprésent a été retiré par Karsh directement des lèvres de Churchill, le photographe n’étant pas convaincu par l’ombre portée sur son visage. L’expression avec laquelle Churchill a fini par fixer l’appareil photo est un mélange d’agressivité (innée et typique du personnage) et de surprise totale découlant de ce geste irréfléchi et sans permission. Plus tard, le grand homme d’État a dit au photographe : “Vous êtes même capable de faire s’arrêter un lion rugissant pour être photographié”. C’est à partir de cette déclaration que Karsh a intitulé sa photographie “Le lion rugissant”


Winston Churchill : un homme d’État et un écrivain qui a marqué l’histoire

Winston Churchill est né le 30 novembre 1874 dans le palais de Blenheim, en Angleterre. Issu d’une famille aristocratique, il suit une éducation militaire et devient soldat et correspondant de guerre. Il participe à plusieurs conflits, comme la guerre des Boers en Afrique du Sud, où il se fait remarquer par son évasion d’un camp de prisonniers.

Il entre en politique en 1900, comme député conservateur, mais il change de parti en 1904 et rejoint les libéraux. Il occupe plusieurs postes ministériels, comme celui de chancelier de l’Échiquier, où il réforme le système monétaire, ou celui de secrétaire d’État à l’Intérieur, où il s’occupe des questions sociales. Il est aussi impliqué dans la Première Guerre mondiale, comme premier lord de l’Amirauté, où il dirige la marine britannique, puis comme ministre de la Munition, où il organise la production d’armes.

Il revient au parti conservateur en 1924, et devient chef de l’opposition en 1940, face au gouvernement d’appeasement de Neville Chamberlain, qui cherche à éviter la guerre avec l’Allemagne nazie. Il devient premier ministre le 10 mai 1940, le jour où Hitler envahit la France. Il forme un gouvernement de coalition nationale, et mobilise le peuple britannique contre la menace hitlérienne. Il prononce des discours célèbres, comme celui du “sang, de la sueur et des larmes”, ou celui du “finest hour”. Il noue une relation étroite avec le président américain Franklin Roosevelt, et obtient le soutien des États-Unis après l’attaque de Pearl Harbor. Il rencontre aussi le dirigeant soviétique Joseph Staline, et participe aux conférences de Téhéran, de Yalta et de Potsdam, où il contribue à définir la stratégie et le sort de l’après-guerre.

Il perd les élections de 1945, face au travailliste Clement Attlee, qui met en place l’État-providence. Il reste chef de l’opposition, et alerte le monde sur le danger du communisme et du “rideau de fer” qui divise l’Europe. Il redevient premier ministre en 1951, et poursuit la politique de décolonisation entamée par son prédécesseur. Il soutient aussi la construction de l’Europe, et prononce le discours de Zurich, où il appelle à la création des “États-Unis d’Europe”. Il démissionne en 1955, pour des raisons de santé, mais reste député jusqu’à sa mort, le 24 janvier 1965.

Winston Churchill est aussi un écrivain prolifique, qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1953. Il a écrit de nombreux ouvrages historiques, comme une biographie de son ancêtre, le duc de Marlborough, ou une histoire des peuples anglophones. Il a aussi rédigé ses mémoires de guerre, en six volumes, qui sont considérés comme des chefs-d’œuvre. Il a également pratiqué la peinture, comme un loisir et une thérapie.

Winston Churchill est l’un des personnages les plus importants et les plus admirés du XXe siècle. Il a incarné la résistance et la liberté face au totalitarisme, et a joué un rôle majeur dans l’histoire mondiale. Il est considéré comme le plus grand Britannique de tous les temps, selon un sondage réalisé en 2002.