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La fauconnerie, un art ancestral et vivant

La fauconnerie est l’art de capturer un gibier dans son milieu naturel à l’aide d’un oiseau de proie dressé. Cet art très ancien est pratiqué dans plus de quatre-vingts pays et a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO en 2010.

Origines et histoire

La fauconnerie semble trouver son origine dans les steppes et les hauts-plateaux d’Eurasie centrale, où se rencontre la plus grande concentration naturelle d’oiseaux de proie aptes à être dressés. Les Kirghizes, guerriers nomades et chasseurs, sont les héritiers d’une tradition qui remonte à l’Antiquité et qui pourrait être apparue chez les Scythes ou d’autres peuples plus anciens.

Faucon

Le monde antique grec et latin a connaissance de cet art sans le pratiquer. Une plaque de ceinturon gallo-romain évoque la chasse au vol1. Les Arabes et les Gaulois l’ont appris des Germains par les grandes invasions. On distinguait alors la fauconnerie, constituée des oiseaux de hauts vols et réservée à une élite de guerriers, de l’autourserie, réservée à une autre élite plus ecclésiastique, qui constituait la chasse à bas vol et employait des éperviers, des aigles, des autours.

Au Moyen Âge, on voit vraiment se développer la fauconnerie dans tous les pays d’Europe, avec un âge d’or en France sous Louis XIII. Selon les périodes et les régions, elle est largement pratiquée par tous, ou, au contraire, demeure l’expression jalouse de la noblesse, voire privilège royal. La fauconnerie fait partie, avec le chant poétique, la cavalerie et le maniement des armes, des arts nobles donnant lieu à des concours entre tous les jeunes gens nobles d’une région, comme l’atteste la cour de l’Épervier dans le Languedoc1. Les rapaces font l’objet d’un commerce important et constituent un produit considéré comme précieux et de prestige.

Pratique et éthique

La fauconnerie, plus précisément la chasse au vol, est l’art de chasser avec un rapace. L’homme est alors spectateur de l’action de chasse du rapace. Sa pratique exige du temps, de l’espace, du gibier et un long apprentissage. Il faut savoir choisir, élever, nourrir, soigner, dresser et entretenir son oiseau, ainsi que connaître son comportement, ses besoins et ses réactions. Il faut aussi respecter la législation en vigueur, qui encadre la détention, la reproduction et la chasse des rapaces.

Être fauconnier, c’est aussi respecter un certain nombre de valeurs et être à l’écoute des besoins de ses rapaces. La Fédération Française de Fauconnerie, qui regroupe les fauconniers et les amoureux de la chasse au vol en France, a pour missions de développer la fauconnerie tout en répondant aux exigences de notre monde moderne, de protéger l’environnement et le patrimoine cynégétique, de promouvoir la connaissance et le respect des rapaces, de former les nouveaux fauconniers et de représenter la fauconnerie auprès des instances nationales et internationales.

Conclusion

La fauconnerie est un art ancestral et vivant, qui témoigne d’une relation unique entre l’homme et l’oiseau de proie. Elle est reconnue comme un patrimoine culturel immatériel de l’humanité, qui mérite d’être préservé et transmis. Elle est aussi une activité de loisir, qui procure du plaisir et du bien-être à ceux qui la pratiquent, tout en respectant la nature et les animaux