Atom heart mother

Cette merveilleuse vache n’est pas n’importe quelle vache, mais “la photo définitive d’une vache”.
Prise par Storm Thorgerson en 1970, la photographie a été commandée par Pink Floyd qui cherchait une image ordinaire et extrêmement simple pour la couverture de leur nouvel album Atom Heart Mother.
Il s’agissait, à l’époque, de la première pochette sans le titre de l’album et sans le nom du groupe, mais son extrême banalité lui a permis d’attirer l’attention parmi d’autres qui cherchaient plutôt à attirer l’attention de manière provocante. La vache était différente précisément parce qu’elle était si normale, pleine et parfaite.

 

Atom Heart Mother : le chef-d’œuvre méconnu de Pink Floyd

Pink Floyd est l’un des groupes les plus influents et novateurs de l’histoire du rock. Connus pour leurs albums conceptuels et leurs spectacles grandioses, les quatre musiciens britanniques ont marqué des générations de fans avec des œuvres comme The Dark Side of the Moon, Wish You Were Here ou The Wall. Mais avant d’atteindre le sommet de leur art, ils ont exploré des territoires musicaux audacieux et expérimentaux, dont l’un des exemples les plus remarquables est Atom Heart Mother, leur cinquième album studio.

Atom Heart Mother est sorti le 2 octobre 1970 sur le label Harvest, et se vend à plus de 350 000 exemplaires en France. L’album se distingue par sa pochette, qui représente une vache dans un pré, sans aucun titre ni nom du groupe. C’est une idée du graphiste Storm Thorgerson, qui voulait rompre avec les clichés du rock psychédélique et créer un contraste avec la musique complexe et ambitieuse de l’album.

L’album s’ouvre sur le morceau éponyme, Atom Heart Mother, qui occupe toute la face A du vinyle. Il s’agit d’une suite instrumentale de plus de 23 minutes, divisée en six parties, qui mêle rock, musique classique et musique contemporaine. Le groupe a collaboré avec le compositeur avant-gardiste Ron Geesin, qui a écrit les arrangements pour les cuivres et les chœurs. Le résultat est une œuvre épique et contrastée, qui alterne des passages planants, dissonants, lyriques ou énergiques. Le titre fait référence à une femme qui avait reçu un stimulateur cardiaque nucléaire, et qui avait fait la une d’un journal.

La face B de l’album contient quatre chansons plus courtes, mais tout aussi originales. If est une ballade acoustique écrite et chantée par Roger Waters, le bassiste et parolier du groupe. C’est une chanson introspective, qui exprime les doutes et les regrets du narrateur. Summer ’68 est une chanson pop écrite et chantée par Richard Wright, le claviériste du groupe. C’est une chanson ironique, qui raconte les aventures d’un musicien en tournée, entre les hôtels et les groupies. Fat Old Sun est une chanson folk écrite et chantée par David Gilmour, le guitariste et chanteur du groupe. C’est une chanson nostalgique, qui évoque les souvenirs d’enfance du narrateur, sous le soleil d’Angleterre. Alan’s Psychedelic Breakfast est une pièce expérimentale écrite par le groupe, qui clôt l’album. C’est une chanson humoristique, qui mélange des sons de cuisine, des dialogues d’un roadie nommé Alan, et des passages instrumentaux.

Atom Heart Mother est un album qui a divisé les critiques et les fans à sa sortie. Certains ont salué son audace et sa créativité, d’autres l’ont jugé prétentieux et incohérent. Le groupe lui-même a exprimé des sentiments mitigés sur cet album, qu’il a peu joué en concert par la suite. Cependant, Atom Heart Mother reste un album important dans la discographie de Pink Floyd, qui témoigne de leur recherche constante de nouvelles sonorités et de nouvelles formes musicales. C’est un album qui mérite d’être réécouté et réévalué, car il contient des moments de génie et de beauté, qui annoncent les chefs-d’œuvre à venir du groupe.