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Les chevaliers de la Table ronde : une légende médiévale

Les chevaliers de la Table ronde sont des personnages légendaires qui appartiennent au cycle arthurien, un ensemble de récits et de romans qui racontent les aventures du roi Arthur et de ses compagnons. Ces chevaliers sont réunis autour d’une table ronde, symbole de leur égalité et de leur fraternité, et sont chargés par le roi Arthur de mener la quête du Graal, le vase sacré qui contient le sang du Christ. La légende des chevaliers de la Table ronde se développe principalement entre le XIIe et le XVe siècle, dans la littérature française, anglaise et germanique, et connaît de nombreuses variantes et adaptations.

Les origines de la légende

Les origines de la légende des chevaliers de la Table ronde sont obscures et controversées. Certains historiens pensent qu’elle s’inspire de faits réels, comme l’existence d’un chef breton nommé Arthur qui aurait résisté aux invasions anglo-saxonnes au Ve ou VIe siècle, ou celle d’une table ronde utilisée par les rois celtes pour réunir leurs vassaux. D’autres estiment qu’elle relève entièrement de l’imaginaire, et qu’elle mêle des éléments issus de la mythologie celtique, du christianisme, de la culture romaine et de la chevalerie médiévale.

La première mention écrite de la légende arthurienne se trouve dans l’Historia regum Britanniae, une chronique rédigée vers 1135 par un moine gallois nommé Geoffroy de Monmouth. Il y présente Arthur comme le fils du roi Uther Pendragon et de la reine Igerne, et le fait couronner roi de Bretagne après avoir retiré l’épée Excalibur du rocher. Il raconte aussi ses exploits militaires contre les Saxons, les Romains et les Pictes, ainsi que sa mort tragique à la bataille de Camlann, où il est blessé par son neveu et fils adultérin Mordred.

La première trace écrite de la légende des chevaliers de la Table ronde se trouve dans le Roman de Brut, écrit par le poète normand Wace en 1155. Il s’agit d’une adaptation en vers de l’œuvre de Geoffroy de Monmouth, dans laquelle il ajoute l’épisode de la Table ronde, qu’il présente comme une invention de Merlin l’enchanteur pour éviter les disputes entre les chevaliers du roi Arthur. Il précise que la table ronde était une réplique de la table de la Cène, le dernier repas du Christ avec ses apôtres, et qu’elle comportait cinquante places, dont une restait vide et était appelée le siège périlleux.

Le développement de la légende

La légende des chevaliers de la Table ronde connaît un grand essor au XIIe siècle, grâce aux romans de Chrétien de Troyes, un poète français qui introduit de nouveaux personnages et de nouveaux thèmes dans le cycle arthurien. Il est le premier à évoquer la quête du Graal, le vase mystérieux qui apparaît à la cour du roi Arthur lors d’une fête de la Pentecôte, et qui suscite la curiosité et l’envie des chevaliers. Il est aussi le premier à raconter l’histoire d’amour entre Lancelot du Lac, le meilleur chevalier du monde, et la reine Guenièvre, l’épouse du roi Arthur, qui constitue une trahison et une source de conflit. Il met en scène les exploits de plusieurs chevaliers, comme Perceval le Gallois, Gauvain, Yvain, Érec, Cligès ou Lancelot, qui partent à l’aventure pour prouver leur valeur, affronter des ennemis, secourir des dames, résoudre des énigmes ou découvrir des merveilles.

La légende des chevaliers de la Table ronde se poursuit au XIIIe siècle, avec le Lancelot-Graal, un ensemble de romans en prose qui reprend et complète les récits de Chrétien de Troyes. Il relate la naissance et l’éducation de Lancelot, élevé par la fée Viviane, aussi appelée la Dame du Lac, qui lui donne l’épée Excalibur. Il raconte aussi la naissance et les exploits de Galaad, le fils de Lancelot et d’Élaine, la fille du roi Pêcheur, qui est le seul à pouvoir s’asseoir sur le siège périlleux et à contempler le Graal. Il décrit enfin la fin des temps aventureux, marquée par la mort du roi Arthur, la disparition du Graal et la dissolution de la Table ronde.

La légende des chevaliers de la Table ronde se diffuse également dans d’autres pays, comme l’Angleterre, l’Allemagne ou l’Italie, où elle fait l’objet de nombreuses adaptations et variations. Par exemple, le poète anglais Thomas Malory résume et traduit en anglais les principaux épisodes du cycle arthurien dans son œuvre Le Morte d’Arthur, achevée en 1470. Le poète allemand Wolfram von Eschenbach propose une version originale de la quête du Graal dans son roman Parzival, écrit vers 1200. Le poète italien Luigi Pulci compose une parodie burlesque de la légende arthurienne dans son poème Morgante, publié en 1483.

Les chevaliers de la Table ronde aujourd’hui

La légende des chevaliers de la Table ronde continue à fasciner et à inspirer les artistes et les écrivains d’aujourd’hui, qui la revisitent et la réinterprètent selon leur sensibilité et leur époque. Elle a donné lieu à de nombreuses œuvres littéraires, théâtrales, musicales, cinématographiques ou télévisuelles, qui mettent en scène les personnages et les thèmes du cycle arthurien. Par exemple, le romancier français Michel Zévaco a écrit une trilogie romanesque intitulée Les Pardaillan, qui se déroule à la cour du roi Arthur et qui met en avant le personnage de Méléagant, l’ennemi juré de Lancelot. Le dramaturge anglais William Shakespeare a consacré une pièce de théâtre à la reine Guenièvre, intitulée The Life and Death of King John, qui relate son procès pour adultère et sa condamnation au bûcher. Le compositeur français Richard Wagner a composé un opéra sur la quête du Graal, intitulé Parsifal, qui met en musique le roman de Wolfram von Eschenbach. Le cinéaste américain John Boorman a réalisé un film sur la vie du roi Arthur, intitulé Excalibur, qui retrace son ascension, son règne et sa chute. La série télévisée britannique Merlin a raconté les jeunes années de Merlin l’enchanteur, qui devient le conseiller et l’ami du roi Arthur.

La légende des chevaliers de la Table ronde est donc une source inépuisable de création et d’imaginaire, qui traverse les siècles et les cultures, et qui témoigne de la richesse et de la diversité de la littérature médiévale.

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