Les endroits les plus froids de la planète

L'Antarctique est le continent le plus froid de la planète, avec une température moyenne de -49°C. C'est aussi le plus sec, le plus venteux et le plus isolé.

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Big Bend National Park, Texas

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Les bélugas des alliés inattendus des forces armées.

Les bélugas sont des cétacés blancs qui vivent dans les eaux froides de l’Arctique et de quelques régions subarctiques. Ils sont connus pour leur intelligence, leur sociabilité et leur capacité à produire des sons variés. Mais saviez-vous qu’ils sont aussi utilisés par certaines forces armées pour accomplir des missions sous-marines ?

Un potentiel militaire découvert pendant la guerre froide

L’intérêt des militaires pour les bélugas remonte à la guerre froide, lorsque les États-Unis et l’Union soviétique se livraient à une course aux armements et à l’espionnage. Les deux superpuissances ont alors cherché à exploiter les aptitudes des mammifères marins, comme les dauphins, les phoques et les bélugas, pour les entraîner à des tâches telles que la détection de mines, la pose de charges explosives, la récupération d’objets ou la surveillance de zones stratégiques.

Les bélugas présentaient plusieurs avantages par rapport aux autres espèces : ils pouvaient supporter le froid, plonger profondément, se faufiler dans des endroits étroits et communiquer avec les humains grâce à leur melon, un organe situé sur leur front qui leur permet de moduler les sons. Ils étaient aussi plus dociles et plus faciles à dresser que les dauphins, qui avaient tendance à s’échapper ou à désobéir.

Selon certaines sources, les bélugas auraient été utilisés par la marine soviétique dans les années 1980, notamment pour patrouiller autour d’une base navale secrète située dans la mer Blanche. Ils auraient aussi été impliqués dans un incident en 1991, lorsque des plongeurs norvégiens auraient été attaqués par un béluga armé d’un couteau fixé à son dos, qui aurait tenté de les repousser d’une zone interdite.

Une pratique controversée qui perdure aujourd’hui

Après la fin de la guerre froide, le programme soviétique de dressage des bélugas aurait été abandonné, faute de financement. Certains bélugas auraient alors été vendus à des delphinariums ou à des centres de recherche, tandis que d’autres auraient été relâchés dans la nature. Cependant, la pratique du dressage des bélugas à des fins militaires n’aurait pas totalement disparu.

En 2019, un béluga portant un harnais marqué « Equipment of St. Petersburg » a été repéré par des pêcheurs norvégiens près de l’île d’Ingøya. L’animal, qui semblait chercher de la nourriture et de l’attention, a été soupçonné d’être un espion russe, ce que Moscou a nié. Selon certains experts, il pourrait s’agir d’un béluga échappé d’un centre de recherche civil ou militaire, ou d’un béluga dressé pour interagir avec les touristes dans le cadre d’un projet commercial.

Par ailleurs, la Chine aurait également développé un programme de dressage de bélugas, dans le but de renforcer sa présence et sa surveillance dans l’Arctique, une région stratégique pour ses intérêts économiques et géopolitiques. Selon un rapport de 2016, la marine chinoise aurait entraîné des bélugas à effectuer des missions de reconnaissance, de placement de capteurs ou de neutralisation de plongeurs ennemis.

Une utilisation dénoncée par les défenseurs des animaux

L’utilisation des bélugas à des fins militaires est vivement critiquée par les défenseurs des animaux, qui dénoncent les conditions de vie et de travail de ces cétacés, ainsi que les risques qu’ils encourent. En effet, les bélugas capturés dans la nature sont soumis à un stress intense, qui peut affecter leur santé et leur comportement. Ils sont ensuite enfermés dans des bassins exigus, où ils sont privés de leur liberté et de leur environnement naturel. Ils sont soumis à un entraînement rigoureux, qui peut les blesser ou les traumatiser. Ils sont exposés à des dangers tels que les filets, les hélices, les armes ou les prédateurs. Ils sont aussi utilisés comme des objets jetables, qui peuvent être abandonnés, vendus ou tués après leur service.

Les défenseurs des animaux appellent donc à mettre fin à cette pratique, et à favoriser la protection et la conservation des bélugas, qui sont des espèces menacées par le réchauffement climatique, la pollution, le braconnage et la perte de leur habitat. Ils plaident pour le respect des droits et du bien-être des bélugas, qui sont des êtres sensibles, intelligents et sociaux, qui méritent de vivre en paix dans leur milieu naturel.